Le 23 février 2005, le Ministre des Technologies de l'Information
David Cunliffe a dévoilé son projet de loi sur les Courriers
Electroniques Non-Sollicités (unveiled the Unsolicited Electronic
Messages Bill) - législation destinée à lutter contre
le SPAMM qui devrait être adoptée dans l'année civile
2005.
La première cible de
ce corpus législatif est le message publicitaire életronique
non-sollicité envoyé au moyen de moyens d'émission en
nombre, par voie électronique, sms ou messagerie instantannée;
Le projet de loi ne prend pas en compte l'émission de ces messages
à un seul destinataire ou à un petit nombre de destinataires.
Elle ne s'applique pas non-plus aux messages télécopiés
ni aux appels vocaux.
Le projet impose à chaque personne qui souhaite envoyer en nombre
un message commercial à visée publicitaire ou mercatique de
(i) n'envoyer ces messages qu'à des destinataires qui ont préalablement
accepté de recevoir de tels messages,
and (ii) permettre par simple demande des destinataires d'opter pour ne plus
être destinataire d'autres messages;
Les fournisseurs de service internet devront gérer les plaintes de
leurs clients, et mettre en place des moyens techniques appropriés
afin de combattre le spam, se regrouper avec d'autres fournisseurs d'accès
lorsque ce sera nécessaire, et s'appuyer sur une agence d'exécution
(enforcement agency) lorsqu'une action sera nécessaire.
Les Spammeurs seraient passibles
d'une amende pouvant atteindre 200.000 NZ$ pour les particuliers, et 500.000
NZ$ pour des personnes morales..
Afin de suivre les développements rapides des nouvelles technologies,
des compétences réglementaires ont été transférées
afin de permettre d'étendre le champs d'application de la loi aux
nouvelles technologies aussi souvent qu'il sera nécessaire.
Dans la mesure où seulement
10% du spamm est en provenance de la Nouvelle-Zellande, la loi a également
pour objet de fournir une base pour des accords internationaux à venir,
qui permettront de contrôler les 90% de spam provenant d'expéditeurs
étrangers.
Les destinataires des spamm continueront d'avoir le choix entre plusieurs
réactions, en ce compris la dénonciation de ces messages à
leur Fournisseur d'Accès.
Une période de transition de 4 mois sera prévue, à l'issue
de laquelle la loi devrait entrer en vigueur au début 2006.
Comparaison:
Le système mis en place en Nouvelle-Zélande utilise
les mêmes recettes que les autres pays : Intervention des fournisseurs
d'accès, mise en place de listes de destinataires acceptant le SPAMM
(opt-in)...
Toutefois, l'originalité
de cette réglementation tient dans ce que la Nouvelle-Zellande a bien
compris que la problématique de la lutte contre le SPAMM passe par
des accors internationaux, et une coopération à deux niveaux:
le premier entre les Fournisseurs d'Accès à
Internet,
le second entre les Etats.
Ce qui est étonnant c'est
que le projet ne s'applique pas aux télécopies ni aux appels
téléphoniques de marketting direct, alors même que la
nuisance de ces moyens est plus importante que celle des télécommunications
électroniques.